Théorème de comparaison
On considère deux suites (un) et (vn) telles qu'à partir d'un certain rang on ait un⩽vn.
1. Si limn→+∞un=+∞ alors limn→+∞vn=+∞. (théorème de minoration)
2. Si limn→+∞vn=−∞ alors limn→+∞un=−∞. (théorème de majoration)
(voir démonstration 1 du fichier dédié)
Exemple
vn=[2+(−1)n]n2
(−1)n≥−1
2+(−1)n≥1
[2+(−1)n]n2≥n2
limn→+∞n2=+∞
Or vn≥n2, donc d’après le théorème de minoration, limn→+∞vn=+∞
Théorème des gendarmes
On considère trois suites (un), (vn) et (wn) et un nombre réel ℓ. On suppose qu'il existe un rang à partir duquel vn⩽un⩽wn et que limn→+∞vn=limn→+∞wn=ℓ. Alors limn→+∞un=ℓ.
(voir démonstration 2 du fichier dédié).
Exemple : On considère la suite définie pour tout entier naturel n⩾1 par un=1+sin(n)n.
Du fait que −1⩽sin(n)⩽1 pour tout entier naturel on a donc 1−1n⩽un⩽1+1n. Or limn→+∞1n=0 par conséquent limn→+∞1+1n=1 et limn→+∞1−1n=1
D'après le théorème des gendarmes on a donc limn→+∞un=1.