I. Modélisation d'une succession d'épreuves indépendantes
Définition :
Dans une succession d’épreuves, lorsque l’issue d’une épreuve ne dépend pas des épreuves précédentes, on dit que ces épreuves sont indépendantes.
Univers et issues d’une succession d’épreuves indépendantes :
On considère épreuves successives indépendantes d’univers .
L’univers de cette succession de épreuves indépendantes est le produit cartésien :
.
Les issues de sont les -uplets où pour tout entier naturel , avec .
Propriété :
Dans une succession de épreuves indépendantes, la probabilité d’une issue est égale au produit des probabilités des issues de ses composantes .
Ainsi, on a : .
II. Exemple
On lance un dé tétraédrique équilibré dont les quatre sommets sont numérotés .
L’univers de cette expérience aléatoire est .
Puis, on tire au hasard un jeton dans un sac contenant un jeton et deux jetons .
L’univers de cette seconde expérience aléatoire est .
Voici la loi de probabilité de chacune de ces deux épreuves :
Pour le dé tétraédrique équilibré : .
Pour le tirage de jetons dans le sac contenant un jeton et deux jetons :
, .
L’univers de la succession de ces deux épreuves indépendantes est donné par :
.
Pour représenter ces issues sous forme d’un arbre de probabilité, voici comment il se construit :
Première épreuve : lancer du dé tétraédrique
Les branches correspondent aux quatre résultats possibles : .
Chaque branche a une probabilité de .
Deuxième épreuve : tirage du jeton
À partir de chaque résultat du dé, on tire soit , soit .
Probabilité d’obtenir : .
Probabilité d’obtenir : .
L’arbre des probabilités est donc structuré ainsi :
Par exemple :
D’où la loi de probabilité de la succession de ces épreuves indépendantes :
Rappel : Bien vérifier son énoncé afin de savoir si les épreuves sont indépendantes. Si tel n'est pas le cas, on parle de probabilité conditionnelle, et lors d'une représentation de l'expérience à l'aide d'un arbre, les probabilités lues aux nœuds secondaires sont des probabilités conditionnelles.