La radiographie
C’est un examen d’imagerie médicale basée sur l’absorption différentielle des rayons X (RX) en fonction de la nature des tissus traversés (voir chapitre 20). Indispensable à tout bilan pneumologique, il permet d’observer une opacification des zones de clartés pulmonaires en cas de pneumopathie.
À savoir
Path(o) : atteinte, maladie.
Pneum(o) : poumon.
Pneumopathie : maladie pulmonaire.
#schéma
Radiographie frontale du thorax
La scanographie
Appelé aussi tomodensitométrie, c’est un examen basé sur le même principe que la radiographie (utilisation des RX), mais qui permet d’obtenir des images en coupe, donc plus précises, des poumons. Les images sont traitées numériquement, colorisées et éventuellement reconstituées en 3 dimensions (voir chapitre 20).
#schéma
Scanner axial du thorax
La fibroscopie
Cet examen endoscopique permet une vision directe des conduits respiratoires à l’aide d’une sonde souple munie de fibres optiques (voir chapitre 12).
#schéma
Bronchoscopie
Il offre un double intérêt :
diagnostique : visualisation de lésions bronchiques ;
thérapeutique : aspiration de sécrétions bronchiques, traitement ou ablation de lésions, réalisation de biopsies à l’aide de micro-instruments chirurgicaux.
À savoir
L’examen endoscopique des bronches est appelé bronchoscopie.
La spirométrie
C’est un examen à enregistrement graphique qui mesure la capacité respiratoire, c’est-à-dire les différents volumes d’air échangés lors de mouvements respiratoires. Ces volumes peuvent être mesurés lors d’une inspiration et d’une expiration normales ou forcées, au repos ou lors d’un effort.
Spirogramme (volumes d’air mobilisés au cours du cycle respiratoire)
A) Le principe
Le sujet souffle ou aspire dans un spiromètre comportant une turbine reliée à un capteur. Les courants d’air générés mettent en mouvement la turbine ; les données sont transmises, via le capteur, à un ordinateur qui traduit les volumes d’air déplacés sous forme d’un graphe appelé spirogramme.
#schéma
Spirogramme (courbe volume/temps)
À savoir
L’indice de Tiffeneau, déterminé par le rapport VEMS/capacité vitale forcée, renseigne sur un éventuel syndrome obstructif. Sa valeur normale est d’environ 0,8 (ou 80 %) ; une diminution de celui-ci en dessous de 70 % traduit une résistance des voies respiratoires au passage de l’air.
B) L’intérêt
Cette technique est utilisée dans les bilans pneumologiques pour dépister ou suivre l’évolution de pathologies respiratoires obstructives comme l’asthme ou la mucoviscidose, ainsi que l’efficacité des traitements.
À SAVOIR
Pnée : respiration.
Spir(o) : respiration.