I. Le petit théorème de Fermat
p est un nombre premier, a est un entier tel que a≥2 et non divisible par p.
Alors ap−1−1 est divisible par p, c’est-à-dire : ap−1≡1(modp).
Une conséquence de ce théorème en donne un autre énoncé possible :
Cela peut également s'énoncer ainsi :
p est un nombre premier, a est un entier supérieur ou égal à 2.
Alors ap−a est divisible par p, c’est-à-dire : ap≡a(modp).
Exemple :
5 est premier et ne divise pas 14 (qui est supérieur à 2).
Alors : 144−1 est divisible par 5. (Petit théorème de Fermat)
Ce qui peut s’écrire également :
145−14 est divisible par 5 soit 145≡14 [5] (Conséquence du petit théorème de Fermat).
II. Point méthode
1. Trouver un reste de division euclidienne
Énoncé
Quel est le reste de la division euclidienne de 1316 par 17
Solution :
17 est un nombre premier et 17 ne divise pas 13. Par application du petit théorème de Fermat :
1317−1≡1,[17] soit 1316≡1 [17].
0 \leq 1 < 17, donc le reste de la division de 1316 par 17 est 1.
2. Montrer une divisibilité
Énoncé
n désigne un entier naturel supérieur ou égal à 2.
On considère l'entier naturel a=n5−n.
a) Démontrer que a est divisible par 3n−n.
b) Démontrer que a est divisible par 30.
Solution :
a) n5−n=n(n4−1).
Or n4−1=(n2−1)(n2+1) et donc :
n5−n=n(n2−1)(n2+1)=(n3−n)(n2+1).
Ainsi, a est divisible par n3−n.
b) 5 est un nombre premier, donc d’après la conséquence du petit théorème de Fermat, 5 divise n5−n.
De même, 3 est un nombre premier, donc 3 divise n3−n.
Par conséquent, d’après a), 3 divise n5−n.
n5−n=n(n4−1)=(n2−n)(n2+1).
2 est premier, il divise donc n2−n et donc n5−n.
Conclusion : 2 divise a, 3 divise a, 5 divise a.
2, 3 et 5 sont premiers entre eux, donc 30 divise a.